Adieu la serviette nouée à la taille : mon été où j'ai enfin dit oui au maillot de bain
Il y a un rituel que beaucoup d'entre nous connaissent par cœur : arriver à la plage, s'installer, puis retirer le sarong uniquement au dernier moment — une main sur le ventre, la serviette à portée de bras, prête à tout recouvrir dès qu'on doit se lever. J'ai passé plus de dix étés comme ça. Cette année, j'ai rendu la serviette à son unique mission : sécher mes cheveux après la baignade.
Le vrai obstacle n'est pas votre corps, c'est le regard que vous imaginez
Soyons honnêtes : personne sur la plage ne vous juge autant que vous ne vous jugez vous-même. La dame qui lit sous son parasol, les enfants qui construisent un château, le couple qui se chamaillent au beach-volley — ils pensent à leur journée, pas à vos bras. L'été dernier, j'ai compris que ma gêne n'était pas une vérité universelle mais une habitude. Et une habitude, ça se remplace.
Ma première astuce de préparation mentale : allez à la piscine ou à la plage une première fois avec une amie bienveillante, un jour de semaine, à une heure calme. Pas pour vous « entraîner », mais pour réécrire le souvenir. Le sable chaud sous les pieds, la sensation de l'eau sur les épaules — votre corps vit des plaisirs, il n'est pas une exposition.
Une pièce ou deux pièces ? Les deux, cherchons bien
Oublions la dictature du deux pièces « autorisé » seulement aux corps lisses et bronzés des magazines. Ce qui compte, c'est ce que VOUS voulez porter, pas ce que les autres pensent que vous devriez cacher.
La une pièce, réinventée. Fini les modèles tristes de couleur marine qui ressemblent à un vêtement de sport. Cherchez des décolletés plongeants, des dos spectaculaires, des découpes qui soulignent la taille. Les marques françaises font des merveilles : Les Courbes (parfaitement nommée pour nous !) propose des une pièce à taille marquée qui sculptent sans comprimer, tandis que Antigel et Eprise jouent les imprimés audacieux, du motif tropical aux rayures graphiques.
Le deux pièces, assumé. Si l'envie vous prend de porter un bikini, portez-le. Et bonne nouvelle : on peut maintenant mixer les tailles. Un haut qui soutient vraiment une poitrine généreuse (regardez du côté de Simone Pérèle ou de la marque lyonnaise Lolë) associé à un bas taille haute qui caresse le ventre. Les bas échancrés, contrairement à ce qu'on croit, allongent la jambe bien mieux que les culottes shorts qui ont tendance à couper la cuisse au pire endroit.
Le guide morpho, sans complexe
Quelques repères concrets, testés et approuvés par l'équipe :
- Poitrine généreuse : baleines ou bonnets structurés, bretelles larges. Un balconnet bien construit change tout — votre dos vous remerciera en fin de journée.
- Ventre que l'on aime tel quel : le maillot une pièce avec drapé devant ou la culotte taille haute à effet gainant léger. Ou alors, rien du tout : un bikini classique et tant pis pour les conventions.
- Hanches et cuisses sublimées : les tailles hautes qui remontent sur la taille (et pas sous le ventre), et les découpes hautes sur la cuisse.
- Petites tailles : les découpes échancrées et les liens latéraux allongent visuellement la silhouette.
Et surtout : essayez AVANT le jour J, chez vous, devant votre miroir, avec votre musique préférée. Un maillot qu'on n'ose pas mettre à la maison ne sortira jamais au bord de l'eau.
L'accessoire qui change tout : votre posture
Un chapeau de paille ample, une robe de plage en mousseline de lin, des lunettes de soleil qui affirment un caractère — voilà votre arsenal. Mais l'accessoire décisif, c'est cette façon de marcher vers l'eau sans se recroqueviller. Épaules ouvertes, menton haut, sourire un peu fier. On ne vous demandera pas de vous aimer du jour au lendemain. On vous demande juste d'arrêter de négocier avec une serviette.
Cet été, la mer vous attend telle que vous êtes. Et croyez-moi : personne sur cette plage n'aura l'audace de penser que vous devriez être différente — sauf peut-être vous, et c'est justement cette petite voix-là qu'on va noyer dans les vagues.